Juliette PhillipsPsychologue clinicienne
Relations toxiques

Sortir d’une relation toxique et de l’emprise narcissique

Comprendre les mécanismes de manipulation, se protéger émotionnellement, et surtout : ne plus rejouer le même scénario avec quelqu’un d’autre.

Reconnaître l’emprise

L’emprise ne commence jamais par la violence. Elle commence par l’intensité, la séduction, le sentiment d’avoir enfin trouvé quelqu’un qui comprend. Le basculement se fait par petites touches : une remarque, un doute semé, un reproche retourné. Au bout d’un certain temps, on ne sait plus ce qu’on a réellement vécu.

Les signes qui reviennent le plus souvent en consultation :

  • Le sentiment de devoir constamment se justifier, y compris sur des faits.
  • Une culpabilité permanente, sans savoir de quoi exactement.
  • La perte progressive de ses repères et de son entourage.
  • L’alternance entre des moments d’espoir intense et un effondrement.
  • Le doute sur sa propre perception : « c’est peut-être moi qui exagère ».

Trois temps de travail

Comprendre

Mettre des mots précis sur ce qui s’est passé. Nommer les mécanismes de manipulation, remettre les responsabilités là où elles se trouvent, et cesser de chercher une explication rationnelle à un fonctionnement qui n’en a pas. Cette étape suffit souvent à faire retomber une grande partie de la culpabilité.

Se dégager

Reprendre une position protégée, émotionnellement d’abord. Le travail porte sur les points d’accroche : ce qui, en vous, répond encore à la mécanique du lien. C’est ici que l’EFT et l’hypnose sont particulièrement utiles, parce qu’ils agissent là où la compréhension seule n’atteint pas.

Reconstruire

La partie la plus longue, et la plus décisive. Explorer votre mode d’attachement, comprendre la logique de la répétition, et construire un attachement sécure — avec vous-même d’abord. C’est ce travail qui fait la différence entre sortir d’une relation et sortir du schéma.

Ce que le travail vise
Sortir d’une relation, ce n’est pas encore sortir du schéma.
À savoir

Questions fréquentes

Est-ce que je peux consulter alors que je suis encore dans la relation ?

Oui, et c’est même fréquent. Le travail n’a pas pour but de vous faire partir à une date donnée : il vous aide à retrouver une lecture claire de la situation et un socle intérieur suffisant pour décider par vous-même.

Combien de temps dure ce type d’accompagnement ?

Cela dépend de l’ancienneté du lien et de ce que vous souhaitez travailler. La phase de compréhension apporte souvent un premier soulagement en quelques séances ; le travail sur l’attachement et la répétition s’inscrit dans une durée plus longue.

Mon ex-partenaire est-il vraiment un pervers narcissique ?

Poser un diagnostic sur une personne absente n’aurait aucun sens et n’est pas l’objet du travail. Ce qui compte, ce sont les mécanismes que vous avez subis et leurs effets sur vous.

Les séances peuvent-elles se faire à distance ?

Oui. Les séances en visioconférence sont aussi efficaces qu’en présentiel, et permettent de consulter depuis un lieu où vous vous sentez en sécurité.

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