Juliette PhillipsPsychologue clinicienne
Acouphènes

Retrouver du silence… même lorsque le son est encore là

Un acouphène peut être discret et pourtant prendre toute la place.

Ce qui rend l’acouphène insupportable

Plus on l’écoute, plus on le surveille. Plus on le surveille, plus le cerveau le repère. Et plus il devient difficile de ne pas l’entendre.

Peu à peu, ce n’est parfois plus seulement le son qui devient éprouvant, mais tout ce qui se construit autour de lui : l’anticipation, la peur qu’il augmente, la fatigue, les difficultés de sommeil, l’irritabilité, la perte de concentration ou encore l’impression de ne jamais pouvoir vraiment se reposer.

L’accompagnement vise à sortir progressivement de cette boucle.

QUAND LE CERVEAU NE PARVIENT PLUS À L’IGNORER

Notre cerveau filtre en permanence une quantité considérable d’informations pour ne laisser parvenir à notre conscience que celles qu’il considère comme importantes.

Lorsqu’un acouphène devient source d’inquiétude, de tension ou de détresse, le cerveau peut au contraire apprendre à le considérer comme un signal à surveiller.

L’attention revient alors vers lui, parfois presque automatiquement.

Et un cercle peut s’installer :

j’entends → je surveille → je m’inquiète → je me tends → je l’entends davantage.

L’objectif du travail n’est donc pas de lutter contre le son, mais d’aider progressivement le cerveau à cesser de le traiter comme une information prioritaire.

SORTIR DE LA LUTTE

Plus on cherche à ne pas entendre un acouphène, plus on vérifie paradoxalement s’il est toujours là.

Le travail thérapeutique consiste à déplacer progressivement cette relation au symptôme.

Il peut notamment permettre de :

  • diminuer l’hypervigilance portée au son ;
  • apaiser les réactions de stress et d’anxiété ;
  • réduire l’anticipation et la peur des moments de silence ;
  • retrouver un meilleur sommeil ;
  • réinvestir son attention dans son environnement et ses activités ;
  • reprendre une vie sociale ou professionnelle parfois limitée par les symptômes ;
  • retrouver progressivement un sentiment de sécurité.

La sophrologie, le travail psychologique et les techniques de régulation émotionnelle peuvent être associés en fonction de votre situation.

ET POUR L’HYPERACOUSIE ?

Lorsque certains sons deviennent difficiles, voire douloureux à supporter, le réflexe naturel est souvent de chercher à les éviter.

Cette protection peut être nécessaire dans certaines situations. Mais lorsqu’elle devient permanente, elle peut aussi renforcer progressivement la vigilance portée aux sons et réduire considérablement le quotidien.

L’accompagnement vise alors à retrouver progressivement une relation plus sécurisante avec l’environnement sonore, sans forcer ni banaliser ce que vous ressentez.

Il ne s’agit pas de « supporter à tout prix », mais de permettre au système de sortir peu à peu de l’état d’alerte.

L’objectif n’est pas de vous demander d’oublier volontairement votre acouphène.

Il est de faire en sorte qu’il cesse progressivement d’occuper le premier plan : moins le surveiller, moins l’anticiper, moins le craindre et retrouver davantage d’espace pour tout le reste.

UN PROGRAMME À SUIVRE CHEZ VOUS

J’ai également créé un programme audio consacré aux acouphènes, permettant de poursuivre ce travail de manière autonome.

Il s’appuie notamment sur des exercices de sophrologie et de déplacement de l’attention afin d’aider à diminuer la tension générale et la place accordée au son.

Il peut être utilisé seul ou venir compléter un accompagnement thérapeutique.

Découvrir le programme Acouphènes dans la boutique

UN PRÉALABLE INDISPENSABLE : LE BILAN MÉDICAL

Un acouphène ou une hyperacousie doit toujours faire l’objet d’une évaluation médicale, notamment ORL, afin d’en rechercher les causes possibles et de vérifier si une prise en charge spécifique est nécessaire.

L’accompagnement psychologique et sophrologique intervient en complément du suivi médical et ne s’y substitue pas.

Il ne promet pas la disparition de l’acouphène. Il travaille sur son retentissement, sur les mécanismes qui peuvent amplifier sa perception et sur la manière dont vous le vivez au quotidien.

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Ce qui guide ce travail
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À savoir

Questions fréquentes

Est-ce que cet accompagnement peut faire disparaître mes acouphènes ?

Ce n’est pas la promesse de cet accompagnement. L’objectif est de réduire progressivement la place que l’acouphène occupe dans votre attention et dans votre vie, ainsi que le stress, l’hypervigilance et les difficultés qui peuvent lui être associés.

Pourquoi est-ce que je l’entends davantage lorsque je suis stressé(e) ou fatigué(e) ?

La fatigue, le stress et l’hypervigilance peuvent modifier la manière dont nous portons attention aux sensations et aux informations de notre environnement. L’acouphène peut alors devenir beaucoup plus présent dans la conscience, même sans modification objective de son intensité.

Est-ce que je dois consulter un ORL avant de commencer ?

Oui. Un bilan médical est indispensable afin de rechercher une éventuelle cause pouvant nécessiter une prise en charge spécifique. L’accompagnement proposé ici vient ensuite en complément.

Combien de séances sont nécessaires ?

Cela dépend de l’ancienneté des symptômes, de leur retentissement et de ce qui les entretient. Nous faisons le point lors de la première séance afin de déterminer l’accompagnement le plus adapté à votre situation.

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Un premier rendez-vous pour faire le point

Nous prenons le temps de comprendre la place qu’ont prise les acouphènes ou l’hyperacousie dans votre quotidien, ce qui les amplifie et les difficultés qui y sont associées. Nous déterminons ensuite ensemble l’approche la plus adaptée pour vous aider à retrouver progressivement plus d’apaisement et de liberté au quotidien.

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